« Le Liban a sans doute aujourd’hui le gouvernement le plus respectable de son histoire »

Le Monde · 2026-09-06

Le Liban, indépendant depuis 1943, a fondé ses institutions sur une répartition confessionnelle des pouvoirs, avec un président maronite, un premier ministre sunnite et un Parlement présidé par un chiite. Après le conflit de 1975-1990, le pouvoir a été rééquilibré au profit du premier ministre. Des personnalités comme Rafic Hariri et son fils Saad ont marqué la direction du gouvernement, ce dernier ayant démissionné en raison de la banqueroute financière et d'un soulèvement civil. La classe politique libanaise, toutes confessions confondues, est accusée d'organiser sa propre impunité, même après l'explosion du port de Beyrouth en août 2020. Le Premier ministre Najib Mikati, dont le gouvernement formé en septembre 2021 ne gérait plus que les affaires courantes un an plus tard, incarne cette paralysie institutionnelle.

En janvier 2025, le général Joseph Aoun, nouvellement élu président, a désigné Nawaf Salam comme Premier ministre. Ce dernier a obtenu le soutien de 84 des 128 députés et a insisté pour choisir lui-même les membres de son cabinet, refusant les marchandages des partis traditionnels au nom d'un programme de "réforme et de sauvetage" de l'État libanais.

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